| Départ : | Madonne d'Utelle |
| Arrivée : | Nice |
| Distance (en km) : | 37 |
| Epreuves : | |
| Trail, VTT, Kayak | |
Présentation des villes dans lesquels se trouvent les bivouacs
Prologue - Beuil
Beuil est une commune des Alpes-Maritimes située à 12 km à l'ouest de Roubion après le col de la Couillole (1678 m) et à 7 km à l'Est de Valberg avant le col Sainte-Anne (1550 m).
Au Sud, ce sont les magnifiques Gorges du Cians, un univers rocheux entièrement rouge, avec une route qui serpente dans les gorges parfois de manière impressionnante.
Située à un peu plus de 1400 mètres d'altitude, Beuil est une des stations d'hiver les plus importantes de la Côte d'Azur (avec Isola et Auron). Associé à Valberg, le domaine de ski de Beuil-Valberg s’étend sur plus de 130 km de pistes de ski alpin et nordique.
L'été, les possibilités de randonnées sont très nombreuses : lac de Beuil et Tête du Garnier (1904 m) au départ des Launes, le plateau et la chapelle Saint-Jean au sud des Launes, le Pin Pourri (1826 m) au départ du col de la Couillole...
D’origine romaine, l'histoire de Beuil est essentiellement celle des Grimaldi qui en devinrent les seigneurs en 1315. Pendant plus de trois siècles les assassinats succédent aux intrigues et les alliances se font et se défont entre les Grimaldi, l'Anjou et la Savoie. Si la seigneurie est érigée en comté en 1561 en faveur d'Honoré II Grimaldi, cela n’empêche pas l’histoire tumultueuse de Beuil de trouver sa conclusion avec la condamnation à mort d’Annibal Grimaldi, par le Sénat de Nice à la suite d'exactions sans nombre. Après son exécution en 1621, et le démantèlement des châteaux des Grimaldi en 1622 sur ordre du duc de Savoie, Beuil est donné au comte Cavalca de Parme en 1623, puis passe par mariage au baron Le Long de Chenillac.
Dès 1909, le Chevalier Victor de Cessole découvre les possibilités hivernales du site de Beuil.
Situé en zone périphérique du Parc national du Mercantour, le site jouit d’une faune et d’une flore riches et diversifiées : conifères, fleurs, marmottes, chamois, loups sauvages…
Le village avec ses parties médiévales est agréable à découvrir. Devant l'église et sa grande place, vous pourrez visiter le musée de la mémoire. Son vieux village médiéval recèle de trésors : belle église de pierre (17ème siècle) à clocher roman, chapelle St Jean-baptiste à la façade en trompe-l’oeil (dont les faux marbres et fausses colonnes sont signés Guy Ceppa), arcades, passages voûtés et portes du Moyen Âge.
Beuil est un village vivant, commerçant et authentique.
Avec une superficie de 75 km², Beuil fait partie des communes les plus étendues du département des Alpes-Maritimes.
Etape 2 - LA COLMIANE – SAINT DALMAS VALDEBLORE
Ancienne terrasse glaciaire, le “Val de Blore” est une large et riante vallée plantée de mélèzes et entourée de montagnes. Composé de 3 villages et d’un hameau, et inclus en partie dans le Parc National du Mercantour, Valdeblore est une commune pastorale qui a su se tourner vers le tourisme d'été et les sports d'hiver (station de La Colmiane à 1500m d’altitude). Si Mollières (à 1 600m d’altitude) est un hameau pastoral perdu au fond de son vallon sauvage, La Bolline (à 1000m d’altitude) et La Roche (à 1100m d’altitude) sont des villages de montagne construits en étage contre des arêtes rocheuses, composés de hautes maisons de type alpin avec balcons de bois taillées dans une pierre grise, parme et rose, avec des passages voûtés en ogive, de vieux lavoirs, et des toits en lauze ou en bardeaux.
Plus haut, Saint-Dalmas (à 1300m d’altitude) s’étale sur son plateau, vieux village anciennement fortifié dont il reste quelques vestiges d'enceintes.
A l’entrée du village, l’église Ste Croix en pierre de taille, avec sa toiture en lauze et son porche à colonnes, est une merveille de l’art roman (an 1000), qui “témoigne de la foi et du savoir des moines constructeurs”.
Le village tout entier est une divine surprise, avec ses maisons robustes taillées dans une belle pierre grise, ses petites fontaines et ses passages couverts médiévaux, ses balcons de bois, sa chapelle repeinte en trompe l’oeil, ses vieilles granges à toits de bardeaux …
Cité en 1067, le Valdeblore est l'un des nombreux fiefs que la famille des Thorame-Glandèves possède en Tinée. Le dernier de la lignée, Pierre Balb, est évincé de ses terres par le comte de Savoie à qui il refuse l'hommage lors de sa prise de contrôle du pays niçois en 1388. La communauté dépend alors directement du comte de Savoie et s'administre librement jusqu'en 1699, quand elle est inféodée au médecin Ribotti, avec titre comtal. La famille prendra le nom de Ribotti de Mollières. Le 10 juillet 1669, la convention qui unissait les trois villages principaux est confirée solennellement : on considère généralement que cet acte constitue la naissance véritable de la commune. Annexée à la France en 1860, la commune perd plus de la moitié de son territoire : Mollières et les cimes qui dominent le Valdeblore demeurent sous souveraineté italienne jusqu'au traité de Paris de 1947. Au même moment, on construisait le télésiège du col Saint Martin, qui donnera naissance à la station de sports d'hiver de La Colmiane.
Etape 3 - PEÏRA CAVA
Ancien village de bergers-cultivateurs, le hameau alpestre, vieux de plusieurs siècles, de Peïra Cava devint à la fin du 19ème siècle un poste d’observation militaire.
La caserne Crénant, construite entre 1876 et 1887, servit à l'armée française jusqu'en 1940 avant d’être occupée par les Italiens. Elle abrite aujourd’hui des colonies de vacances.
Peïra Cava a connu son heure de gloire au début du siècle, la bourgeoisie niçoise venait y faire du ski ou du patin à glace et même jouer au casino !
Aujourd’hui, Peïra Cava reste un lieu de villégiature apprécié des Azuréens, réputé pour son air pur et son ensoleillement en été, et à l’automne, pour la cueillette des champignons, rendue très fructueuse par la fertilité du sol.
Le hameau de Peïra Cava appartient à la commune de Lucéram. Il tire son charme exceptionnel de ses richesses naturelles : climat, paysages, faune, flore, activités de plein air et randonnées. L'épicéa, le mélèze et le hêtre trônent dans sa forêt légendaire.
La qualité du site fait l'attrait de Peïra Cava. C'est une sorte de plate-forme qui s'étend sur 15 km2 au-dessus des vallées du Paillon, de la Vésubie et de la Bévéra, dont il constitue un point d'observation panoramique de toute beauté.
Peïra Cava est accessible par de magnifiques routes en lacets depuis Nice par la vallée du Paillon ou celle de la Vésubie, ainsi que depuis Menton ou Sospel ; ces routes sont des hauts-lieux d'épreuves sportives en auto, à moto, à vélo ou à pied et elles offrent aux visiteurs à chaque virage des points de vue exceptionnels sur les montagnes et vallées voisines ainsi que sur la mer et la côte...jusqu'à la Corse.
Aujourd'hui c'est un site merveilleux permettant été comme hiver des activités de toutes sortes : tennis, mur d'escalade, ski familial et de randonnée, luge, promenades à raquettes, pédestre, équestres, en vtt, circuit d'oxygénation sur le plateau et vers les plus hauts sommets en particulier ceux de la Vallée des Merveilles.
Etape 4 - La Madonne d'Utelle
Perchée à plus de 1160 mètres d'altitudes, la Madone d'Utelle est un Sanctuaire Religieux qui domine le village d'Utelle et la vallée de la Vésubie. L'extraordinaire plateau, la Crête de la Madone, procure un sentiment inoubliable de sérénité. Les paysages sont remarquables et impressionnants et propices à des photographies grandioses. Le Sanctuaire se visite sans aucun souci autre que le respect de la tranquillité. Revenons sur l’histoire de ce sanctuaire.
Vers l'an 850, des Espagnols naviguant le long des côtes de Provence furent pris par une tempête terrible, près de l'embouchure du var. Près de périr, ils firent vœu de bâtir une chapelle dédiée à la vierge si la tempête se calmait et leur laissait la vie sauve. Pendant qu'ils priaient, la Reine de Ciel leur apparut et leur montra une montagne. La montagne était éclatante de lumière et dominait toute la région. Le ciel y était serein, en effet, et cette sérénité s'étendit bientôt partout, le vent cessa et la tempête fut calmée en un instant. La puissante Mère de Dieu les avait exaucés d'une façon miraculeuse. Les navigateurs furent fidèles à leur promesse : ils gravirent donc les flans escarpés de la montagne que Marie leur avait indiquée et ils érigèrent un "Pilon" commémoratif du prodige. Le "pilon" fut agrandi, transformé. Il devint une chapelle et nous voyons les gens environnant du Clergé y organiser de grands pèlerinages. Les évêques de Nice et de Rome encourageant cette dévotion. Le pouvoir de Marie se manifesta toujours dans son sanctuaire des Miracles.
En 1510, la fille du Syndic de Sospel fut guérie de son infirmité, sourde-muette, dans un voyage à cette antique chapelle. D'autres personne furent guéries. Le sanctuaire fut dévasté pendant la révolution. On construisit un cloître autour de la chapelle, inauguré en 1871, que l'on voit toujours aujourd'hui. La statue de Notre Dame fut couronnée au nom du Pape Pie XI. Aujourd'hui Utelle organise des pèlerinages pour le lundi de Pâques et de la Pentecôte, pour l’Assomption le 15 août, la Nativité de la Vierge le 8 septembre et l’Immaculée Conception le 8 décembre.
Le sanctuaire de la Madone d’Utelle est un passage d’événements sportifs d’envergure : en mai 2009, les concurrents de la Transvésubienne s’y disputent la course, tout comme le feront les concurrents du 18ème Raid EDHEC en mai cette année. Mais c’est aussi un lieu de pèlerinage original comme en témoigne les nombreux membres de l’association Harleys du Cœur qui se donnent rendez-vous chaque été au Sanctuaire pour une bénédiction de leur chères deux roues.
Etape 5 - Arrivée - Nice
Nous voilà arrivés à notre destination finale : Nice ! Préfecture des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur après Marseille, Nice est située à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne et s’établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.
Située entre Marseille et Gênes, les deux grands ports méditerranéens de la façade alpine, Nice n’a pu développer qu’une activité portuaire réduite. La ville est donc restée relativement pauvre au Moyen-âge, mais a conservé une importance du fait de sa position stratégique sur le littoral. Fondée par les Phocéens, la ville va devenir une colonie romaine avant de se muer en forteresse à l’époque médiévale. Possession des Grimaldi, puis des ducs de Savoie, capitale du comté de Nice, la ville a ensuite été rattachée au royaume du Piémont avant de revenir à la France en 1860 en échange de l’aide accordée par Napoléon III aux Piémontais dans leur guerre contre les Autrichiens. Le rattachement à la France donne le signal de l’expansion niçoise : en 1860 la ville compte 44 000 habitants, en 1896 on en compte près de 94 000. Ce doublement de la population en moins de 40 ans s’explique principalement par le développement d’une nouvelle activité : le tourisme balnéaire, qui fait aujourd’hui encore partie de la réputation de Nice. Ce tourisme qui attire des populations aisées de toute l’Europe venues rechercher la douceur du climat méditerranéen est rendu possible par l’arrivée à Nice du train qui emprunte le littoral pour relier la France à L’Italie. Cet afflux de touristes riches va changer l’image de Nice, qui était jusqu’à lors une ville relativement pauvre.
Le rattachement de Nice à la France ne fut accepté définitivement par l’Italie qu’après la seconde guerre mondiale, si bien que de 1860 à 1945, la ville et la région furent revendiquées par Rome au même titre que la Corse et la Tunisie, considérées comme des zones d’influence italienne. En 1940 la ville fut même rattachée à l’Italie. Depuis 1945 l’expansion de la ville a continué ce qui s’est traduit par une urbanisation quasi-totale de la plaine de Nice et l’installation de quartiers résidentiels dans les hauteurs. Aujourd’hui Nice est la septième ville de France par sa taille et fait preuve d’un grand dynamisme économique et culturel. L’installation d’un technopôle à Sophia Antipolis et le développement d’un pôle universitaire d’excellence sont un signe de la volonté niçoise de s’inscrire dans une logique économique de tertiaire de haut niveau.