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Les villes traversées par le 15ème Raid EDHEC
Les villes qui nous ont accueilli ou que nous avons traversé lors de la 15ème édition :
MENTON
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Dernière ville française avant l’Italie, Menton, ville d’art et d’histoire, a pour origine un château fondé par les comtes de Vintimille pour controler l’embouchure de la vallée de la Roya. Sa position à la limite du comté provençal et de la république de Gênes, qui revendiquait alors Monaco comme sa limite occidentale, en fait une position convoitée.
Acquise en 1346 par le prince de Monaco, Menton resta sous la suzeraineté des princes monégasques pendant cinq siècles, jusqu’au printemps des peuples en 1848, époque où Menton se proclama Ville Libre avec sa voisine Roquebrune et se plaça sous la protection du roi de Sardaigne. Ainsi Menton n’a jamais fait partie du comté de Nice et ne fut rattachée définitivement à la France que très tardivement.
En effet la ville fut rattachée pour la première fois à la France sous la Révolution et le Premier Empire avant de retourner à la principauté de Monaco en 1814. En 1848, des révolutions éclatèrent partout en Europe et Menton (tout comme Roquebrune) se déclara indépendante. Une des principales raisons du sécessionnisme de la ville est une taxe imposée par Monaco sur le commerce des citrons, alors principale ressource de la ville.
Les deux cités se constituèrent alors en Villes libres, se placèrent sous la protection du Royaume de Sardaigne et furent administrées de fait par la maison de Savoie. Elles devinrent françaises un an après le rattachement du comté de Nice en 1861 : suite à un plébiscite organisé cette année-là, Menton se prononça massivement en faveur du rattachement à la France.
Aujourd’hui la ville de Menton, dont les maisons colorées semblent se jeter dans la mer Méditerranée, est une ville renommée pour sa beauté et sa richesse culturelle. Elle abrite plusieurs musées et palais, ainsi que la salle du bastion, entièrement décorée par Jean Cocteau. Toute l’année des troupes de comédiens se produisent au théâtre de la ville et des saisons musicales sont organisées au palais de l’Europe, dans les édifices religieux et au conservatoire de musique.
En 2008, la ville de Menton a accueilli le Raid EDHEC pour clore en beauté sa 15ème édition! Encore une fois merci.
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PIENE HAUTE
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Construit sur un belvédère à environ 613 m d’altitude, le village de Piène-Haute domine la vallée de la Roya. Bien que très proche de Breil- sur-Roya, le village est lui aussi resté italien jusqu’en 1947, suite au traité de Paris il fut rattaché à la commune de la Brigue. Haut perché sur une position facile à défendre, Piène Haute a prospéré car son accès difficile le rendait sûr alors que la région était incertaine. Cependant depuis le dix neuvième siècle et la fin de l’ère du brigandage, le village a commencé à souffrir de cette position isolée.
Du fait de sa position à l’écart des grands axes de communication, Piène Haute est un village préservé au panorama imprenable. Le centre du village, inaccessible en voiture, est un dédale de ruelles agréables dans lesquelles les maisons peintes et fleuries semblent inviter au repos. |
SAORGE
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Saorge est un village aussi beau qu’ancien. Il est ainsi attesté qu’il existait déjà une colonie romaine à l’emplacement de l’actuel village. Saorge se situe sur la route du Sel, aujourd’hui disparue, sur laquelle passaient les convois et jouait ainsi le rôle de ville étape. La culture et l’élevage étant rendus pratiquement impossibles par le terrain, le village s’est développé autour de cette activité. L’ouverture de la route de la vallée de la Roya au dix-septième siècle va entrainer un déclin économique du village que les caravanes contournent. Perché dans les hauteurs le village se trouve mis à l’écart des grandes voies de communication et par conséquent, du progrès.
Cet isolement, qui a freiné le développement du village a cependant eu un effet bénéfique, à savoir celui de le préserver. Saorge offre aujourd’hui au visiteur des ruelles médiévales pittoresques à flanc de montagne. De ce village agréable on peut contempler la vallée de la Roya et visiter des monuments remarquables du dix septième siècle comme le couvent Franciscain, la madone del Poggio ( poggio = point dominant, belvédère) et l’église du Saint-Sauveur. |
BREIL SUR ROYA
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Village situé sur la Roya à 300 m d’altitude, Breil-sur-Roya est un passage obligé sur les routes reliant la côte ( Nice, Vintimille et Menton ) à Turin. Pour cette raison le village a longtemps vécu des convois empruntant la vallée de la Roya vers le col de Tende.
Depuis le rattachement du comté de Nice en 1860, Breil-sur-Roya a joué le rôle d’un ville frontalière dans laquelle se sont installés des douaniers et des militaires. Dans les années 1930 la France se lance dans la construction de barrages hydroélectriques et commence à aménager les vallées alpines, ainsi Breil se verra équipée de plusieurs installations. L’arrivée de la ligne de chemin de fer Nice-Cunéo en 1928 va contribuer à dynamiser Breil, tout comme la présence d’une garnison de troupes alpines.
Les combats de 1940 et de 1945 ont durement éprouvé Breil et la population fut évacuée de force par les Allemands le 28 octobre 1944, et transférée en Italie du Nord, à Turin, où elle resta jusqu'en avril et mai 1945. Aujourd’hui Breil-sur-Roya est une petite ville située à une heure de Nice, dont le climat agréable fait un lieu privilégié pour venir se détendre le week-end. Aux portes de la montagne, le village propose de nombreuses activités sportive dans un cadre convivial.
Et encore une fois merci à la commune pour son accueil ! |
LA BRIGUE
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La Brigue est un village médiéval, situé à plus de 800 m d’altitude à quelques kilomètres de la frontière italienne. Le village, à cheval sur la Levenza ( affluent de la Roya ), est une place chargée d’histoire, ce dont témoignent ses sept monuments historiques. Dés l’antiquité une communauté urbaine se développa à l’emplacement de l’actuel village et il est fait mention du bourg sur le monument de La Turbie. Au Moyen Âge le village continue son développement et prospère grâce au commerce de la laine, produite par les bergers brigasques. De cette époque datent les sept monuments historiques de la ville, à savoir les chapelles de St Martin, de l’Assomption, de l’Annonciation, de St Michel, le pont du coq, Notre-Dame des fontaines et Château. La Brigue appartient alors au comté de Nice.
Après une période de déclin aux seize et dix-septième siècles, La Brigue va être un territoire disputé. Alors que le comté de Nice, qui appartenait au Piémont, va être rattaché à la France en 1860 en échange de l’aide accordée par Napoléon III à la réalisation de l’unité italienne, La Brigue, ainsi que Tende, vont rester piémontaises (puis italienne après 1870). Les raisons qui ont poussé le Piémont à conserver ces deux communes sont avant tout stratégiques. En effet les communes de Tende et de La Brigue incluent une ligne de crête qui constitue une sorte de rempart naturel entre la France et l’Italie. La conservation de cette ligne de défense permettait de garantir la sécurité de la ville de Cunéo et de la plaine du Pô. Le vote de la population en faveur du rattachement à la France n’empêcha pas que la ville, qui comptait alors 4000 habitants, reste italienne jusqu’en 1947.
Suite à la défaite de l’Italie fasciste , le traité de Paris consacra le retour de La Brigue à la France en 1947.
Aujourd'hui ce site magnifique est visité chaque année par des milliers de touristes. Nous remercions la commune et son maire Bernard Gastaud d'avoir bien voulu accueillir le 15ème Raid EDHEC. |
CASTERINO
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Au sortir de St-Dalmas-sur-Tende, après quinze kilomètres sur une route de montagne étroite qui offre des panoramas magnifiques, on débouche sur le site sauvage de Castérino. Situé à 1500 m d’altitude à l’entrée de la vallée des Merveilles, sur les bords d’un torrent, les quelques maisons de Castérino semblent être un point de départ pour les montagnards confirmés. Les chalets de bois, les forêts de mélèzes et le torrent de montagne donnent à l’endroit l’aspect d’un village de pionniers canadiens à l’orée d’une région sauvage.
On peut venir dans cette petite station familiale située à environ 1h30 de Nice pour faire du ski de fond ou du ski de randonnée en hiver, et de la randonnée en été. Il est possible séjourner sur place à l’auberge du Chamois d’or qui offre des chambres de prestige à l’entrée de la vallée des Merveilles.
Castérino fut le premier bivouac du Raid EDHEC cette année ! Merci à la commune ! |
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