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Le Raid EDHEC, un raid natureUne des spécificités du Raid EDHEC sont ses paysages magnifiques des Alpes du Sud, dans l'arrière-pays de Nice, et les villages merveilleux qui sont traversés tout au long de l'épreuve. Voici quelques informations sur les villes traversées lors de la 18ème édition du Raid EDHEC (2011), en espérant que ça vous donne envie d'y faire un détour lors de votre prochaine excursion dans la région. Sommaire
ETAPE 1 : BEUILBeuil est une commune des Alpes-Maritimes située à 12 km à l'ouest de Roubion après le col de la Couillole (1678 m) et à 7 km à l'Est de Valberg avant le col Sainte-Anne (1550 m). D’origine romaine, l'histoire de Beuil est essentiellement celle des Grimaldi qui en devinrent les seigneurs en 1315. Pendant plus de trois siècles les assassinats succédent aux intrigues et les alliances se font et se défont entre les Grimaldi, l'Anjou et la Savoie. Si la seigneurie est érigée en comté en 1561 en faveur d'Honoré II Grimaldi, cela n’empêche pas l’histoire tumultueuse de Beuil de trouver sa conclusion avec la condamnation à mort d’Annibal Grimaldi, par le Sénat de Nice à la suite d'exactions sans nombre. Après son exécution en 1621, et le démantèlement des châteaux des Grimaldi en 1622 sur ordre du duc de Savoie, Beuil est donné au comte Cavalca de Parme en 1623, puis passe par mariage au baron Le Long de Chenillac. Situé en zone périphérique du Parc national du Mercantour, le site jouit d’une faune et d’une flore riches et diversifiées : conifères, fleurs, marmottes, chamois, loups sauvages… Remercions donc les Beuillois d’avoir accepté d’accueillir le prologue de ce 18ème Raid EDHEC ! ETAPE 2 : LA COLMIANE – SAINT DALMAS VALDEBLOREAncienne terrasse glaciaire, le “Val de Blore” est une large et riante vallée plantée de mélèzes et entourée de montagnes. Composé de 3 villages et d’un hameau, et inclus en partie dans le Parc National du Mercantour, Valdeblore est une commune pastorale qui a su se tourner vers le tourisme d'été et les sports d'hiver (station de La Colmiane à 1500m d’altitude). Si Mollières (à 1 600m d’altitude) est un hameau pastoral perdu au fond de son vallon sauvage, La Bolline (à 1000m d’altitude) et La Roche (à 1100m d’altitude) sont des villages de montagne construits en étage contre des arêtes rocheuses, composés de hautes maisons de type alpin avec balcons de bois taillées dans une pierre grise, parme et rose, avec des passages voûtés en ogive, de vieux lavoirs, et des toits en lauze ou en bardeaux. Le village tout entier est une divine surprise, avec ses maisons robustes taillées dans une belle pierre grise, ses petites fontaines et ses passages couverts médiévaux, ses balcons de bois, sa chapelle repeinte en trompe l’oeil, ses vieilles granges à toits de bardeaux … La Colmiane – Saint Dalmas Valdeblore accueillent le deuxième bivouac de l’édition 2011 du Raid EDHEC Mazars. Nous l’en remercions vivement ! ETAPE 3 : PEÏRA CAVAAncien village de bergers-cultivateurs, le hameau alpestre, vieux de plusieurs siècles, de Peïra Cava devint à la fin du 19ème siècle un poste d’observation militaire. Peïra Cava a connu son heure de gloire au début du siècle, la bourgeoisie niçoise venait y faire du ski ou du patin à glace et même jouer au casino ! Le hameau de Peïra Cava appartient à la commune de Lucéram. Il tire son charme exceptionnel de ses richesses naturelles : climat, paysages, faune, flore, activités de plein air et randonnées. L'épicéa, le mélèze et le hêtre trônent dans sa forêt légendaire. Peïra Cava a reçu le troisième bivouac du Raid EDHEC Mazars. Les organisateurs l’en remercient ! ETAPE 4 : SANCTUAIRE DE LA MADONE D’UTELLEPerchée à plus de 1160 mètres d'altitudes, la Madone d'Utelle est un Sanctuaire Religieux qui domine le village d'Utelle et la vallée de la Vésubie. L'extraordinaire plateau, la Crête de la Madone, procure un sentiment inoubliable de sérénité. Les paysages sont remarquables et impressionnants et propices à des photographies grandioses. Le Sanctuaire se visite sans aucun souci autre que le respect de la tranquillité. Revenons sur l’histoire de ce sanctuaire. Vers l'an 850, des Espagnols naviguant le long des côtes de Provence furent pris par une tempête terrible, près de l'embouchure du var. Près de périr, ils firent vœu de bâtir une chapelle dédiée à la vierge si la tempête se calmait et leur laissait la vie sauve. Pendant qu'ils priaient, la Reine de Ciel leur apparut et leur montra une montagne. La montagne était éclatante de lumière et dominait toute la région. Le ciel y était serein, en effet, et cette sérénité s'étendit bientôt partout, le vent cessa et la tempête fut calmée en un instant. La puissante Mère de Dieu les avait exaucés d'une façon miraculeuse. Les navigateurs furent fidèles à leur promesse : ils gravirent donc les flans escarpés de la montagne que Marie leur avait indiquée et ils érigèrent un "Pilon" commémoratif du prodige. Le "pilon" fut agrandi, transformé. Il devint une chapelle et nous voyons les gens environnant du Clergé y organiser de grands pèlerinages. Les évêques de Nice et de Rome encourageant cette dévotion. Le pouvoir de Marie se manifesta toujours dans son sanctuaire des Miracles. Le sanctuaire de la Madone d’Utelle est un passage d’événements sportifs d’envergure : en mai 2009, les concurrents de la Transvésubienne s’y disputent la course, tout comme le feront les concurrents du 18ème Raid EDHEC en mai cette année. Mais c’est aussi un lieu de pèlerinage original comme en témoigne les nombreux membres de l’association Harleys du Cœur qui se donnent rendez-vous chaque été au Sanctuaire pour une bénédiction de leur chères deux roues. L’association EDHEC Aventures tient à remercier l’hôtellerie du sanctuaire et la mairie de Saint-Jean-de-la-Rivière, pour l’accueil du quatrième bivouac de ce raid. ETAPE 5 : NICENous voilà arrivés à notre destination finale : Nice ! Préfecture des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur après Marseille, Nice est située à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne et s’établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon. Située entre Marseille et Gênes, les deux grands ports méditerranéens de la façade alpine, Nice n’a pu développer qu’une activité portuaire réduite. La ville est donc restée relativement pauvre au Moyen-âge, mais a conservé une importance du fait de sa position stratégique sur le littoral. Fondée par les Phocéens, la ville va devenir une colonie romaine avant de se muer en forteresse à l’époque médiévale. Possession des Grimaldi, puis des ducs de Savoie, capitale du comté de Nice, la ville a ensuite été rattachée au royaume du Piémont avant de revenir à la France en 1860 en échange de l’aide accordée par Napoléon III aux Piémontais dans leur guerre contre les Autrichiens. Le rattachement à la France donne le signal de l’expansion niçoise : en 1860 la ville compte 44 000 habitants, en 1896 on en compte près de 94 000. Ce doublement de la population en moins de 40 ans s’explique principalement par le développement d’une nouvelle activité : le tourisme balnéaire, qui fait aujourd’hui encore partie de la réputation de Nice. Ce tourisme qui attire des populations aisées de toute l’Europe venues rechercher la douceur du climat méditerranéen est rendu possible par l’arrivée à Nice du train qui emprunte le littoral pour relier la France à L’Italie. Cet afflux de touristes riches va changer l’image de Nice, qui était jusqu’à lors une ville relativement pauvre. Le rattachement de Nice à la France ne fut accepté définitivement par l’Italie qu’après la seconde guerre mondiale, si bien que de 1860 à 1945, la ville et la région furent revendiquées par Rome au même titre que la Corse et la Tunisie, considérées comme des zones d’influence italienne. En 1940 la ville fut même rattachée à l’Italie. Depuis 1945 l’expansion de la ville a continué ce qui s’est traduit par une urbanisation quasi-totale de la plaine de Nice et l’installation de quartiers résidentiels dans les hauteurs. Aujourd’hui Nice est la septième ville de France par sa taille et fait preuve d’un grand dynamisme économique et culturel. L’installation d’un technopôle à Sophia Antipolis et le développement d’un pôle universitaire d’excellence sont un signe de la volonté niçoise de s’inscrire dans une logique économique de tertiaire de haut niveau. La ville encourage les initiatives sportives, comme en témoigne son soutien apporté au Raid EDHEC Mazars, pour lequel nous remercions la mairie de Nice. |
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